
Les professeurs de l’université de Sudbury en grève reçoivent un appui national: Une importante manifestation de solidarité syndicale aura lieu demain, jeudi 21 aout 2008 à 11 heures au piquet de grève de l’université de Sudbury.
L’APPUL invite tous ses membres à venir participer à cet événement.
Le professeur Lawrence Hale, président de la Caisse de Défense de l’Association Canadienne des Professeures et des Professeurs d’université donnera un chèque d’un million de dollars aux grévistes. Le professeur Hale est directeur du département de biologie à l’université de l’île du Prince Edouard. Une délégation de professeurs des universités Algoma, Acadia, Brock, Trent, St. Boniface, Sir Wilfrid Laurier, York, St. Boniface (Manitoba), Lakehead, Laurentienne et de l’école de médecine du Nord de l’Ontario sera présente.
Les grévistes de l’université de Sudbury ont également reçu des messages de soutien du syndicat du personnel de soutien de l’université Laurentienne, du syndicat des professeurs de l’université de Moncton et des universités Western (London, Ont.) et celle de Winnipeg.
L’Association des professeurs de l’université Acadia a envoyé un premier chèque d’appui de 1 500 dollars. Dans son message aux professeurs de Sudbury, la présidente Erin Patterson a déclaré qu’ ‘ayant connu deux grèves l’une derrière l’autre, nous comprenons la difficulté de votre situation et vous exhortons à tenir bon. Le refus de l’administration d’honorer une convention collective qui a expiré crée un précédent historique au Canada et votre grève va faire de même. Votre combat est aussi le nôtre : ce sont nos droits collectifs que vous défendez. »
L’Université de Sudbury est en grève légale: C'est à minuit, dimanche 17 août 2008, que débutera la grève légale du local de l'université de Sudbury de l'Association des professeures et des professeurs de l'université Laurentienne.
Alors qu'une récente médiation n'a pas abouti à une entente sur les salaires et les charges d'enseignement, c'est une lettre du recteur envoyée à chaque professeur qui a précipité le déclenchement de la grève : le recteur leur annonçait unilatéralement qu'ils n'avaient plus de convention collective et qu'ils pouvaient désormais avoir des ententes individuelles avec l'université et se présenter tous les jours au secrétariat général entre 8h30 et 16h afin de prouver leur présence au travail.
James L. Turk, directeur général de l'Association Canadienne des Professeures et des Professeurs d'université a déclaré que « c'est la première fois qu'une université refuse d'honorer une convention collective jusqu'à ce qu'une nouvelle soit ratifiée en l'absence de grève ou de lock-out. Les conséquences de ce refus sont dévastatrices : sans convention collective, les universitaires de l'université de Sudbury seraient contraints de travailler sans permanence, sans liberté universitaire, sans l'application des règles de gouvernance collégiale et sans les autres protections qui font partie de tout milieu de travail universitaire. En soustrayant les bases de ce qui forme le milieu d'enseignement et de recherche universitaire, l'université de Sudbury cesse son existence en tant qu'université, sauf son nom. » La lettre de l’ACPPU concernant les mesures prises par l’Universite de Sudbury
Lors d'une assemblée d'urgence tenue par les professeurs ce soir, 17 août 2008, près de 100% des professeurs ont décidé d'autoriser le déclenchement d'une grève légale.
M. Turk a déclaré qu'il « est important de noter que cette grève n'a pas pour but d'exercer des pressions pour négocier, elle constitue une mesure défensive visant à établir l'existence et les droits des universitaires syndiqués ».
L'APPUL a installé des piquets de grève aux entrées de l'université de Sudbury et donnera des laisser-passer à ses membres des départements de service social et de services sociaux autochtones afin qu'ils puissent aller retirer leurs affaires de l'édifice.
Dernière mise à jour: le 21-08-2008
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