
« L'obsession de l'Université Laurentienne à vouloir faire des compressions met le renouvellement du corps professoral en péril », a déclaré le président de l'APPUL, Jim Ketchen, à l'occasion d'une assemblée générale spéciale convoquée dans le but de discuter du document Un Plan pour faire de nouveau preuve de viabilité à l'Université, adopté par le Conseil des gouverneurs lors de sa réunion du mois de février.
En général, le plan présente une combinaison de réduction des dépenses et d'augmentation des revenus, cette augmentation provenant tout particulièrement d'une hausse du nombre d'étudiants.
Alors que le budget final de l'Université n'a pas encore été arrêté, les membres se disent de plus en plus inquiets à la suite de commentaires de la part de leur doyen. Une école en particulier s'est laissé dire que trois postes ne seraient pas comblés, notamment celui de directeur qui devra être comblé à l'interne et ce, même si personne ne veut assumer le poste. Ce genre de commentaires a plus ou moins été répété dans le rapport présenté par d'autres unités.
Les membres ont aussi soulevé le fait que la pression exercée pour réduire les surcharges signifie que de plus petites classes devront être regroupées, ce qui serait néfaste sur le plan pédagogique. Et comme l'a fait remarquer un de nos membres, tout cela se passe au même moment où la Laurentienne tente d'attirer les étudiants en vantant les mérites des petites classes et d'une attention personnalisée.
Un département s'est laissé dire que 42 crédits de surcharges disparaîtraient s'il n'appuyait pas l'expansion, à quatre ans, de son programme au Collège Georgian, et un autre département s'est vu promettre l'espace nécessaire pour mettre en place son programme mais à condition qu'il réussisse à faire augmenter les inscriptions. « Je ne suis pas une boîte de publicité », a exhorté le directeur du département. L'espace est disponible maintenant.
Pis encore, une unité s'est fait dire qu'une partie de son programme serait supprimée de manière définitive.
En raison de l'incertitude globale qui règne, les membres ont aussi des problèmes à planifier leur charge de travail pour l'année à venir.
Malgré la morosité ambiante, il y avait deux éléments positifs.
Le président James Ketchen a fait savoir aux membres qui sont dans un poste menant à la permanence qu'ils n'ont pas à craindre d'être congédiés pour des motifs budgétaires.
L'autre élément positif est l'état du régime de retraite de l'Université. Bien qu'il ait été durement touché par l'effondrement économique, le professeur Jean-Charles Cachon, membre du Comité du régime de retraite, a fait savoir aux membres que la Laurentienne était en « meilleure position que la majorité des autres universités » et que la solution aux problèmes du régime de retraite, ici et ailleurs au Canada, était d'accroître le nombre d'années requises par les employeurs pour combler les manques à gagner.
Le président Ketchen a terminé l'assemblée en demandant aux unités de tenir l'Association au courant de tout fait nouveau qui les concerne.
Un message du président de l’APPUL concernant les compressions de programmesDernière mise à jour: le 14-04-2009
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